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Revue de presse – Concert de La Concorde (1979)

Revue de presse sur le concert de la Concorde.

Jean-Michel Jarre prépare actuellement, pour les Parisiens, ce qui risque bien d’être l’un des plus beaux spectacles de l’année. Le 14 juillet, en accord avec la ville de Paris, il va enfin voir aboutir le projet qu’il avait initialement prévu pour le soir de l’équinoxe (le 12 mars). “Ce sera un show audiovisuel au coeur de Paris, un spectacle musical avec canons de lumières, images en relief sur les murs, écran géant. Je vais le faire à New York, à San-Francisco, au Japon à la fin de l’année. Mais je voulais le faire avant à Paris.” (1)
(…) “Avec l’habitude désormais acquise que dès que quelqu’un en France a du talent on l’envoie faire ses preuves dans les pays étrangers qui l’apprécient mieux que nous, Jean-Michel Jarre en avait proposé l’idée aux Anglais.” (2)
(…) “C’est la première fois qu’un tel spectacle voit le jour. Il n’a guère été aisé à monter mais Jean-Michel Jarre s’est battu avec acharnement pour que cette idée, à laquelle il tenait, puisse se réaliser. Depuis, d’autres capitales se sont intéressées à son projet. Il est question que Jean-Michel Jarre présente l’année prochaine des « concerts » similaires à Tokyo, Pékin, New-York et Londres.” (3)
(…) “Les canons braqués sur ses édifices, mais qui ne cracheront que des images. Et au milieu de tout cela, un très jeune homme au visage de Saint-Just, mais musicien comme Rouget de Lisle.” (2)
(…) “Mais qu’on ne s’y trompe pas. Jarre est un authentique compositeur. Le synthétiseur, c’est comme le violon ou la harpe. S’il n’y a pas l’inspiration derrière, ils ne servent à rien.” (2)
(…) “Dès 21 heures, on ne respirait plus, on s’entassait, on s’écrasait. Beaucoup d’évanouissements : plus d’une centaine, un à la minute. Les 120 secouristes des équipes médicales de la protection civile, du SAMU et de la Croix Rouge n’ont pas chômé. Noria incessante de 16 ambulances autour des barrières protégées par un imposant mais débonnaire service d’ordre.” (4)
(…) “Un peu comme à la Fête de l’Humanité : des familles traditionnelles, des couples jeunes et vieux des bandes de jeunes cadres bien coiffés, des nostalgiques de Woodstock. Avec, en plus nombre incroyable de cosmopolites et quelques habitués nocturnes des bosquets des Tuileries, venus prendre un bain d’innocence.” (4)
(…) “A 22 h 30 précises, le dieu Jarre surgit de son minicar vert émeraude en chemise satin gris, 26 ans, la mèche rebelle, physique de play-boy romantique, l’archange rentre dans la bagarre.” (4)
(…) “Et surtout on l’a vu lui. On l’a vu manipuler ses consoles et ses synthétiseurs, ôter et remettre son casque, s’angoisser, fermer les yeux, prendre un air inspiré. On pouvait croire que Paris le fêtait.” (5)
(…) “Paris donc se souviendra ce soir de son histoire sur une musique de l’avenir que dirigera au pied d’un obélisque vieux de trente siècles, un jeune homme de trente ans. Par le truchement de l’ Eurovision et des relais par satellite, 350 millions de spectateurs pourront être témoins de l’événement.” (2)
(…) “C’est Paris-Hallucination, Paris-Magie, Paris-Poésie. Qui aurait pu penser que l’histoire de France puisse se conjuguer au disco ?” (4)
(…) “Trois gendarmes mobiles, interviewés sur Europe 1 – Qui diffusait également la fête en direct, – ont declaré émus, qu’il “fallait le voir pour le croire”. “(5)
(…) “Dès la Concorde se trouvent réunis les ingrédients de la potion magique : le grand air et les grands espaces, le cadre monumental, la foule et l’atmosphère de fête populaire, avec la cohue bon enfant, l’attente, les merguez-frites et les télescopes en carton, le coude à coude et les cent pas. Très importante, dans la magie « jarrienne », cette communion collective de la foule qui vibre à l’unisson, des centaines de milliers de regards, de corps et d’oreilles qui partagent le même émerveillement… On voit la musique et on entend la lumière, on déguste les images et on sirote le son, des rêves vous chatouillent les tripes, tandis que les échos et les reverbs spatialisent les couleurs” (6)
(…) “L’orchestratIon de l′image a partir des façades du ministère de la marine et de l′Hôtel Crillon – sans oublier la contreplongée offerte par la perspective de la Madeleine, – et le son quadriphonlque tournant à 360° sur toute la place de la Concorde grâce à quelque deux cents haut-parleurs, produisaient une multitude d’effets qu’aucun lieu fermé n’aurait, à l′evidence pu assurer.” (7)
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[b]:: Sources ::[/b]
(1) Jean-Michel Jarre, le musicien des aéroports… gagne la Chine / 1 JANVIER 1979 (article de Michèle DOKAN, pas sourcé) http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=540
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(2) Musique de l’an 2000 pour une féerie tricolore / Le figaro, 14 juillet 1979 (http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=547)
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(3) Paris Bleu-blanc-rouge / Télé-poche 14 juillet 1979 (http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=549)
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(4) Respectant la tradition, Paris s’est couché tard samedi / France-Soir, 15 juillet 1979 (tout l’article: http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=545)
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(5) La Concorde tricolore / Paris-Match 15 juillet 1979 (http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=542)

(6) Claviers magazine / Spécial Jarre (1990) http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=898

(7) Jarre en laboratoire, 1 JUILLET 1980, Le Monde http://s177414042.onlinehome.fr/ToutJarre/?p=569

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