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Paris La Défense – Une Ville en Concert (livre, 1990)

Paris La Défense - Une Ville En Concert (livre, 1990)ISBN: 25-506 – 1990 – Editions du Moniteur – 80 pages – Taille: 29,5 x 41 cm – Photographes multiples


Ce livre est sans doute l’un des plus grands qui ait été édité à l’image du concert dont il retrace l’aventure. À l’intérieur sont regroupées parmi les plus beaux clichés de ce concert démesuré.

Le choix des photos a été pour le moins drastique. Sur plusieurs milliers de photographies il n’a fallu en retenir que quelques dizaines. Le livre existe dans une version simple et dans une version collector en coffret ce qui confère à cet objet un aspect «luxueux».

Voici la préface de Jean-Michel Jarre :

“J’aime détourner les lieux, pirater un monument, un usine, un trottoir, un arbre, un immeuble, une montagne, entre le rap et le tag retrouver ce contact à la fois technologique et brut avec la rue.
J’aime créer ces grands cirques d’un soir où les gratte-ciels se dressent comme de grands animaux urbains éblouis, tandis que dans les coulisses se croisent l’architecture et la diva, la harpe laser et le cor anglais, l’alpiniste et le maître artificier, le tagger et le policier, le luth arabe et l’ordinateur.
Mon intérêt pour la musique a toujours été lié à la peinture et à l’architecture. Les lignes de Klee, les éclatements de Pollock ou de Hartung, les constructions de Philip Johnson ou de Kenzo Tange m’ont fait de plus en plus considérer la musique comme la mise en espace des sons.
Transposée de l’architecture à la musique, la notion d’espace garde tout son sens. La hauteur devient le registre du grave, du médium et de l’aigu, la largeur se change en intervalles, grands ou petits, en silences entre les notes, la perspective se fait volume sonore, écho et réverbération, la lumière et la couleur et enfin se retrouvent dans les timbres et le mélange des sons.
Lees villes en concert sont nées de ce rêve de lier la musique à l’architecture, à la couleur, à la lumière. Toute musique, comme toute architecture, est un geste avant d’être une écriture. Un concert spectacle comme celui de La Défense est un geste éphémère, spécifique, unique.
Il n’a pas l’ambition de raconter ou de délivrer un message, mais plutôt d’établir un rapport poétique entre l’auditeur spectateur et son environnement, de relater et refléter la mémoire de chacun, grâce au son et à la couleur, à travers une perception esthétique de la ville, ville miroir, ville objet d’art.
A tous ceux qui, à chaque fois plus nombreux, viennent à ces concerts d’un seul soir et créent ainsi l’occasion de renouer avec les rites urbains, de retrouver le sens de la fête populaire, la joie de communiquer avec son voisin, d’établir un contact nouveau avec sa rue, son quartier, sa ville. Jean-Michel Jarre.

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