Akai MPC60

Akaï MPC60 (1988)

Akaï MPC60 (1988)En 1987, la firme de Roger Linn, l’inventeur de la boite à rythmes “moderne” (programmable et avec sons échantillonnés) met le clef sous la porte, criblée de dettes, incapable de commercialiser une machine “bon marché”. Fort heureusement, Akaï est là.

En 1985, la firme japonaise avait lancé deux synthétiseurs (AX60 et AX80). L’arrivée d’Akaï, alors inconnue dans le monde de la lutherie électronique, en avait laissé dubitatif plus d’un : le bide terrible de Seiko, autre firme nippone qui s’était récemment lancé dans la fabrication de synthétiseurs, était encore dans les mémoires. Mais la firme a frappé alors un grand coup en lançant le premier échantillonneur grand public à moins de 10 000 francs d’alors, le S612. La machine fut un grand succès. Akaï continua sur sa lancée et lança le S900 qui va devenir un standard dans le monde de l’échantillonnage.

En 1987, Akaï recruta Roger Linn et lui demanda de plancher sur une station de travail musicale qui regrouperait une boite à rythme, un échantillonneur et un séquenceur. Cela donna la MPC 60 (MPC pour Music Production Center) en 1988.

La partie “séquenceur” est très complète : maximum de 99 pistes par pattern (ou “motif”), mémoire de 99 patterns et 99 séquences (qui chacune peuvent regrouper 99 patterns).

La partie “sampling” correspond au standard de l’époque et est héritée du S900 : résolution 12 bits, fréquence de 40 Khz. Il est possible de boucler, éditer et transformer les sons facilement grâce à un écran LCD assez large.

Enfin, la “partie boite à rythme”, qui utilise les sons échantillonnés et se repose sur le séquenceur, se base sur une polyphonie interne de 18 voix, et un ensemble de 16 pads très bien conçus et qui sont encore à l’heure actuelle, une référence en la matière.

Bien entendu, la machine est MIDI et permet la synchro SMPTE (protocole pour la synchro image / son)

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Jean-Michel Jarre et l’Akaï MPC60 II

La MPC60 connut un grand succès essentiellement aux Etats Unis où elle fut immédiatement adoptée par le milieu du hip hop et du R’n’b. Depuis, Akaï a décliné la gamme en l’améliorant sans cesse et des machines comme les MPC2000 et MPC3000 sont devenues des références dans le milieu du rap.

Jean-Michel Jarre a utilisé la MPC60 sur “Révolutions” et sur “Chronologie“. Pour ce dernier, il avait même été jusqu’à prêter une MPC60 à chacun des musiciens (Francis Rimbert, Dominique Perrier et Michel Geiss) pour qu’il puisse bosser sur les séquences chez lui (source : Keyboards France, juste après la sortie de “Chronologie”).

Article rédigé par Knarf the Dwarf.

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