Revolutions (1988)

Révolutions

Type : album studio | Année de sortie : 1988 | Formats disponibles : LP, K7, CD | Edition : Francis Dreyfus Music | Distribution : Disques Dreyfus (1988), Polygram (1988), Sony (1992) | Ventes internationales : 5 millions


:: Track-list ::

1- Révolution industrielle ouverture – 5:11
2- Révolution industrielle Part 1 – 5:11
3- Révolution industrielle Part 2 – 2:20
4- Révolution industrielle Part 3 – 4:12
5- London kid – 4:28
6- Révolutions – 4:59
7- Tokyo kid – 5:23
8- Computer week-end – 4:43
9- September – 4:06
10- L’émigrant – 3:57
Durée totale : 44:30

Révolutions est pour Jean Michel Jarre un cri contre les horreurs de l’Apartheid. La sortie de ce nouvel album coïncide avec le bicentenaire de la Révolution Française. Jean Michel Jarre donne ici une image musicale aux révolutions qui ont marqué le siècle : la révolution industrielle, la révolution des années 60 et la révolution informatique.

Révolutions change encore de direction en utilisant des sons très peu modifiés, très purs. Jean Michel Jarre fait un très beau travail sur les percussions. Cet album mélange les cultures. Le titre September est dédié à Dulcie September, une sud africaine militant contre l’apartheid assassinée en 1988. Pour cet album, Jean Michel Jarre collabore avec le guitariste Hank Marvin du groupe The Shadows (ce groupe a fait quelque covers de titres de Jean Michel Jarre) et d’un chœur d’enfants maliens.

Deux versions bien distinctes de l’album existent : sur les premières éditions figure le titre Révolution qui comprend une intro jouée avec une flûte turque. A partir de 1991, ce titre sera remplacé par Révolution, Révolutions qui est un remix enregistré lors du concert de 1990 à la Défense. La principale différence se situe dans le fait que la flûte a été remplacée par un ensemble de musique classique arabe.

Pour les claviéristes et amateurs de synthés cet album est presque comme une démo du D-50 de la marque Roland puisque Jean Michel Jarre a utilisé ce synthé pour plus de 80% des sons qu’on entend dans l’album. La boucle de percussions d’ouverture, les strings qu’on entend tout au long de l’album, la majorité des leads et solos, les séquences arpégiées, etc. La signature sonore de cet album est en grande partie due à ce synthé. On est ici bien loin de l’ambiance noire et glauque des premiers albums, des virgules et effets de l’AKS, malgré tout Jean Michel Jarre a su tirer les meilleurs sons de cette machine. A tel point que Francis Rimbert déclarera plus tard qu’à chaque fois qu’il réutilise ce synthé, il retrouve un son de Révolutions tant il a été exploité au maximum pour cet album.

(Article rédigé avec la participation de yota7_13)

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Clips (voir les vidéoclips de cette époque)
– Révolutions
– London Kid

Concerts affiliés :
Destination Docklands
Destination Trocadéro

Instruments :
Jean Michel Jarre : claviers
Akai MPC-60Cristal Baschet | Dynacord ADD-One | Elka AMK 800 | Elka SynthexEMS Synthi AKS | EMS Vocoder 1000 | Fairlight CMI-I, II et III | MCI JH636 | OscarRoland D-50

Dominique Perrier : claviers
Elka SynthexE-mu EmulatorEnsoniq ESQ-1Fairlight | OscarRoland D-50 | Roland D-550

Michel Geiss : claviers
ARP 2600 | Cavagnolo Midy 20 | Elka AMK-800 | Geiss Matrisequencer 250Kawai K5

Sylvain Durand : claviers
Fairlight CMI

Joe Hammer : batterie
Simmons SDX | Dynacord ADD-One

Hank Marvin : guitare électrique
Bruno Rossignol : direction des chœurs dans Revolution Industrielle, London Kid et L’Emigrant
Kudsi Erguner : flûte turque dans Révolutions
Xavier Bellenger : samples de chants turcs dans Révolutions
Jun Miyake : trompette dans Tokyo Kid
Sori Bamba : direction des chœurs dans September
Mireille Pombo : lead vocal dans September


RevolutionsCe qu’en dit JMJ : 

(01.10.2015 – Noisey) Révolutions est un amalgame de différentes choses. À la fois la volonté d’introduire le monde arabe musicalement, c’est d’ailleurs un des premiers albums électroniques avec autant de chant arabe, à tel point qu’il a reçu des plaintes de l’extrême-droite pour cette raison-là, on ne s’en souvient plus mais il est passé en radio à l’époque. Ca a bien changé depuis ce temps-là et heureusement.
C’est une période qui était un peu étrange pour moi, et puis c’est un album embryonnaire. Il était aussi lié au projet de concert des Docklands à Londres, je l’ai composé au même moment, c’était un projet assez pharaonique et très compliqué à monter. J’ai de l’affection pour cet album, comme tous les autres, mais je pense effectivement qu’il a été une sorte de brouillon. C’est sur cet album-là qu’est née aussi l’idée du concert que j’ai fait pour l’an 2000 aux Pyramides de Gizeh. Pour moi la musique électronique est quelque chose de tout à fait organique, qu’on retrouve dans la musique arabe, ce côté très sensuel, qui me touche beaucoup.

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