Aero, une autre manière de penser la musique

Aero, une autre manière de penser la penser la musique

Dans le livret Jean Michel Jarre, portrait sensible, l’artiste revient sur sa carrière d’innovateur, mais aussi sur son nouvel album Aero (2004).

Vos études ont été sanctionnées par une licence de lettres. Vous auriez pu devenir “un homme de mots”. Comment le son est-il arrivé dans votre vie?
En fait, j’ai toujours beaucoup aimé les mots pour la musicalité qu’ils portent en eux et ce n’est pas un hasard si j’ai écrit des chansons et des textes. Pour moi, le son et le sens sont indissociables. mais il y a une autre expression qui comptait beaucoup et qui compte toujours pour moi, c’est la peinture et, plus largement, l’approche visuelle. J’ai d’ailleurs beaucoup hésité entre m’exprimer par la peinture ou par la musique. Quand j’étais adolescent (au milieu des années 60, NDLR), on était en pleine époque de l’abstrait, de ce qu’on appelle l’abstraction lyrique. C’est vraiment un mode d’expression qui m’a influencé jusque dans la musique. Je crois que si j’ai fait de la musique électronique c’est à cause de la peinture abstraite des artistes comme Pollock, Hartung ou Soulages. Paradoxalement, pour moi la musique électronique et électro acoustique ont toujours été beaucoup moins abstraites que la musique écrite, la musique de facture “classique”. C’était un peu, à mes yeux, une activité de cuisinier. Cuisiner les fréquences, c’est un peu comme ajouter des ingrédients jusqu’à trouver la bonne recette!

Ce qui vous caractérise peut-être le mieux, c’est votre côté chercheur. D’où vient cette curiosité?
Je crois que ça vient de mon grand-père, il était inventeur et chez lui, c’était un peu la caverne d’Ali Baba. Il a inventé la première console de mixage pour la radio avant la guerre. Il a également mis au point le fameux tourne-disque Teppaz. En même temps, il jouait du hautbois, il était musicien. C’est certainement la figure masculine qui m’a le plus influencé dans la famille. Ce qu’il m’a transmis, c’est ce mélange entre un tempérament artistique et une inspiration technologique.

Et le fait d’être le fils d’un compositeur, Maurice Jarre, vous a-t-il influencé?
Mes parents ont divorcé quand j’avais cinq ans et j’ai eu une absence de relation avec mon père pratiquement tout au long de ma vie. Je n’ai pas revu mon père avant l’âge de vingt ans donc j’ai vraiment grandi loin de son sillage aussi bien affectif que musical. Donc ça n’a pas eu d’influence directe.

Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné, vous empruntez un chemin solitaire pour devenir un “chercheur de sons”?
Je pense qu’il y a des choses qu’on peut expliquer et d’autres qu’on explique pas. Plus j’avance, moins je m’explique les choses et mes choix et finalement, je les attribue à un destin. Je crois fort que les choses sont dictées au départ.
Je crois que ce rapport que j’ai avec l’innovation et la technologie est presque inconscient. Je ne suis ni obsédé par la nouveauté, ni un technicien. En fait, j’ai un rapport poétique avec la technique. Je serai incapable de fabriquer un synthétiseur ou un ordinateur, ça ne m’intéresse pas vraiment, car c’est uniquement un outil. Mais en même temps, j’ai toujours été fasciné par l’outil dans l’art.
C’est-à-dire que je crois que l’expression artistique dépend des outils et pas l’inverse. Ce n’est pas parce que Vivaldi a fait la musique qu’il a faite qu’on a inventé le violon, c’est parce que le violon a été inventé antérieurement que Vivaldi a fait la musique qu’il a faite. C’est la même chose pour la guitare électrique et le rock. Je crois qu’il y a une véritable poésie de la technologie qui se retrouve dans cette fascination de l’outil, et dans la jubilation qu’on peut trouver à détourner un outil, un instant, pour obtenir un résultat original. Le propre de la peinture, du cinéma, de la musique, c’est de détourner les outils.

Ce qui est intéressant quand on regarde votre parcours des années 70, c’est que vous êtes déjà en route vers votre propre voie artistique et, en même temps, vous collaborez avec des artistes de variétés comme Christophe, Françoise Hardy ou Patrick Juvet.
Il y a toute une période où j’ai fait des travaux pratiques pour trouver qui j’étais. Un peu comme un brouillon de mon avenir musical. L’activité de production dans la variété et avec les chanteurs m’a apporté beaucoup et en même temps m’a fait me poser des questions rétrospectivement. C’est-à-dire que c’est vraiment intéressant de tailler une garde-robe pour quelqu’un en sentant bien les choses sur le plan des mots, des sons et de l’image comme ça a été le cas avec Patrick Juvet. Ça a été la même chose pour Christophe et les deux albums “Les Paradis perdus” et “Les Mots Bleus” qui sont des albums majeurs dans sa discographie. Étienne Roda-Gil disait: “Quand on vise juste on a une responsabilité”, c’est-à-dire que les artistes peuvent avoir du mal à exister ensuite avec la garde-robe qu’on leur taille. Je n’ai jamais pensé qu’écrire des textes ou des musiques était un métier. Ça a été une manière pour moi de travailler en même temps sur ce que j’aime, c’est-à-dire les mots, les sons et les images. On a beaucoup travaillé avec Patrick Juvet par rapport à son image et, pour Christophe, j’ai mis en scène le premier spectacle qu’il a fait à l’Olympia. Toutes ces expériences ont été essentielles pour moi.

Il y avait dans ces rencontres les ingrédients de votre musique future?
Je pense que l’œuvre d’un artiste est faite de remixage et de recyclage de tout ce qu’il a été. Fellini disait: “On a une seule idée dans sa vie et puis on passe son temps à la recycler, la transformer”. La vie d’un artiste c’est un peu comme celle d’un artisan qui fabriquerait des tables, toujours la même, en rêvant de parvenir à en fabriquer une idéale.

Toute l’expérience de la scène et de la musique que vous avez, c’est un peu comme l’écriture d’un scénario géant écrit disque après disque, spectacle après spectacle?
C’est pour moi exactement de cela qu’il s’agit. je suis heureux que vous me le disiez.

En 1976 sort votre album Oxygène. C’est le début d’un succès fantastique puisqu’il se vendra à plus de 12 millions d’exemplaires dans le monde, un record pour un disque français. Mais n’est-ce pas le début d’un malentendu? Vous proposez une œuvre novatrice et vous vous retrouvez confronté à une pression énorme due au succès?
C’est drôle ce que vous me dites parce que j’ai eu cette conversation avec mon fils cette semaine. Mon fils est magicien en même temps qu’un très bon musicien et se destine aussi à la carrière de comédien. Il me racontait ses expériences de casting et je lui disais que dans n’importe quelle création, la musique, la peinture, le cinéma, le premier jour où l’on fait quelque chose, il y a une réponse, soit une réponse de ses pairs, soit une réponse du public. Que ce que vous faites devient d’un seul coup tangible, c’est-à-dire que ça cesse d’être un fantasme dans votre tête pour devenir votre réalité quotidienne. Vous pouvez rêver pendant des années de le faure, mais le jour où ça arrive, vous passez du fantasme à la réalité et dinc vous vous identifiez cous-même à votre rêve, et votre rêve devient réalité. C’est ce qui fait que le parcours d’un artiste est unique, il y a des sanctions, des réactions qui vous dirigent dans une direction ou dans une autre. Oxygène, c’était pour moi la maturation de toute une vie antérieure qui passe par les chansons, la littérature. J’ai beaucoup travaillé aux États-Unis, en Angleterre. J’ai une histoire dans ma vie avec l’Angleterre, à travers Charlotte (Rampling, NDLR) et les enfants et avec le public anglais aussi. Malgré l’absence de textes dans ma musique, ou peut-être aussi grâce à cela, je pense avoir établi une relation particulière avec le public sur les différents continents.

Votre vie a dû être bouleversée par un tel raz de marée?
Réaliser un disque comme Oxygène dans mon coin la nuit, dans l’ignorance totale de ma maison de disques qui, à cette époque, n’imaginait même pas ce que je faisais parce que j’avais une identité artistique différente. Réussir à sortir ce disque qui est refusé par la plupart des maisons de disques et que ça devienne numéro un partout, jusqu’en Angleterre et aux États-Unis, la même semaine où Elvis Presley meurt, c’est une chose qui vous change définitivement. D’abord, pour moi, c’était la confirmation de ce que je sentais intimement. C’est-à-dire que ma voie n’était pas uniquement française, même si je reste profondément attaché à mon pays. je me sentais plus international dans ce que j’étais, dans ma manière de vivre, dans ma manière de penser, etc. Il y avait également ma confirmation de ce que j’avais en tête depuis que j’étais gosse. C’est-à-dire trouver une alternative à la musique rock que j’aimais et qui était purement anglo-saxonne. car il faut bien se rendre compte que quoiqu’on fasse de supposé “rock” en France, ce ne sera jamais original.

Oxygène devient rapidement un album populaire, mais ça signifie également qu’il est diffusé partout. On le qualifie même de musique d’ascenseur. N’avez-vous pas craint que votre musique vous échappe?
Oxygène est mon premier disque qui rencontre le succès auprès du public et c’est évidemment déterminant dans une carrière… C’était une époque où il était important pour moi de produire des sons pour la rue, pour les lieux publics. J’ai toujours pensé que les lieux publics étaient une autre manière de diffuser la musique. Je pense objectivement que j’avais quelques années d’avance quand on entend la musique de restaurants, de bars, d’aéroports. C’est de la musique plus branchée, reconnue et j’étais convaincu que ça arriverait un jour. Oxygène et Equinoxe, mon second album, ont énormément contribué à créer un pont entre ma musique et le grand public, à faire circuler la musique électronique dans la rue. Si le succès populaire et les concerts ont brouillé mon image auprès de certains, tant pis ou tant mieux. Les écrans de fumée, les malentendus et quiproquos sont bien souvent les meilleures projections.

En 1979, vous inaugurez une forme de concert inédit. Vous jouez devant un million de spectateurs place de la Concorde à Paris.
C’est une époque où je me posais beaucoup de questions sur la manière de présenter la musique électronique sur scène. Je me suis beaucoup inspiré de l’opéra du XVIIIe et XIXe où l’orchestre était un élément d’un spectacle global impliquant beaucoup de techniques visuelles : décors, tapisseries, peintures, figurants – j’ai utilisé les techniques de mon époque – vidéo, électronique, lumière, etc. Je souhaitais également intégrer l’architecture. La musique électronique, c’est l’espace et pour moi l’espace c’est à ciel ouvert ! Le concert de la Concorde était complètement expérimental et n’avait d’ailleurs pas bénéficié de beaucoup de promotion. Quand je suis monté sur scène et que j’ai constaté que les Champs-Elysées étaient noirs de monde, j’ai vu comme une tache d’encre et je n’ai pas pu croire que ces gens étaient venus pour moi. J’ai mis un an à m’en remettre de jouer devant plus d’un million de personnes pour un premier concert en extérieur. Mais avec le recul, je pense que c’est une démarche beaucoup moins mégalo de faire un concert à la Défense où à la Concorde ouvert à tous en étant soi-même un élément d’une scénographie s’étendant sur plusieurs centaines de mètres, que de se produire devant deux mille personnes tout seul avec sa guitare.

En 1981, vous avez été le premier artiste occidental à vous produire en Chine. Vous étiez dans quel état d’esprit?
Ce n’est pas moi qui ai décidé un jour d’aller en Chine, il se trouve que des Anglais de l’ambassade de Grande-Bretagne ont fait passer mes disques en Chine, et pour la première fois de la musique non chinoise a été diffusée à la radio après l’époque maoïste. J’ai donc été invité et j’ai animé une master class aux conservatoires de Pékin et de Shanghaï. J’ai contribué à créer la première classe de musique électronique à Pékin. Le concert s’est décidé rapidement, à l’initiative des autorités chinoises. Jouer là-bas, c’était comme de jouer sur la planète Mars ! Je me suis retrouvé devant un public vierge et en même temps très éduqué artistiquement, un public vraiment extraordinaire. De tels concerts sont très éloignés du show-biz et il faut être capable de porter les projets par d’autres voies.

Je suppose qu’à chaque fois c’est une dépense d’énergie folle?
C’est vrai et d’ailleurs, un de mes regrets, que je vais corriger à partir de maintenant, c’est de ne pas avoir partagé avec le public toute l’aventure que représente l’organisation d’un de ces concerts. Prenons pour exemple un concert comme à Houston au Texas avec une équipe composée de 70% de français qui n’ont jamais quitté la France, qui ne parlent pas anglais et qui vont réaliser quelque chose d’unique aux États-Unis, c’est, je crois, intéressant à raconter.

Il y a également des aventures qui n’ont pas abouti?
Oui, le projet de concert-spectacle au Mexique notamment qui était un projet incroyable. Il était prévu de faire un concert la nuit pendant l’éclipse du soleil. C’est un projet qui ne s’est pas fait parce que les Mexicains ne sont pas des monstres de rigueur et le soleil n’attend pas. J’en garde néanmoins un bon souvenir. Vous connaissez réellement un pays seulement quand vous y travaillez.

En 1983, vous enregistrez un disque, Musique pour supermarché dont un exemplaire unique sera vendu aux enchères. C’est une réaction au gigantisme de votre carrière?
Comme pour pour les concerts, la performance, le geste unique m’intéressent beaucoup car il n’y a pas de deuxième chance, c’est comme la saut du trapéziste. C’était au moment de l’avènement du CD et j’avais réalisé un album en vinyle qui s’appelait donc Musique pour supermarché. C’était une réaction par rapport au CD que j’ai toujours trouvé discutable, techniquement, comme support. J’étais convaincu que le CD allait tuer les disquaires, éloigner émotionnellement les gens de la musique et qui allait nous conduire là où nous en sommes aujourd’hui. Le disque a été vendu à un seul exemplaire, les matrices ont été brûlées à Drouot et la consigne était: “Piratez-moi à telle heure sur une radio qui diffusera le disque !” Donc la seule manière d’écouter cette musique, c’était une seule fois par le biais de la radio. J’ai eu des lettres d’insultes de certains patrons européens de maisons de disques et, rétrospectivement, je pense que cette histoire soulevait exactement, il y a plus de vingt ans, beaucoup de problèmes que l’industrie de la musique rencontre aujourd’hui.

En 2004, vous continuez d’innover. Votre nouvel album, Aero sort en CD et DVD et expérimente pour la première fois le son et l’image en 5.1. Par ailleurs, vous entamez une collaboration avec une nouvelle maison de disques, Warner.
En ce qui concerne Warner, je suis extrêmement content de travailler avec cette maison. Pour moi c’est une vraie renaissance de travailler en direct avec une multinationale. Il y a un véritable enthousiasme. Avec eux, j’ai pris la décision de réfléchir sur un projet complètement nouveau, sur la manière d’enregistrer, de jouer même la musique et de la partager avec le public. Pour moi ce CD et ce DVD en 5.1, c’est un projet musical qui me tient vraiment à cœur.

C’est peut-être le projet où vous retrouvez totalement ce multi-expressionnisme que vous prônez depuis vingt-cinq ans ?
Exactement et c’est aussi vrai par rapport au projet de concert en Chine qui doit marquer, en octobre, l’inauguration de l’Année de la France en Chine. Quelques semaines après la sortie du CD et du DVD, aura lieu un concert qui est très différent de ce que j’ai pu faire jusqu’à maintenant et qui, sur le plan personnel, est le retour à des origines qui me plaisent, avec pour la première fois une diffusion du son en 5.1. En même temps, c’est la première fois que la Chine accepte un projet complètement populaire qui va être vraiment à l’échelle de Pékin avec cinq scènes dont une scène principale devant la Cité Interdire, et sur la place Tien An Men avec des écrans géants haute définition. Donc, c’est un projet qui va toucher les gens de la rue et, de plus, retransmis en direct en France et dans plusieurs pays européens. J’ai l’envie de dire en sous-titre que c’est un peu “l’Aero expérience”.

Ce nouvel album est une première dans son genre?
C’est le premier album construit, composé, produit et enregistré en son Surround 5.1. ll y a en effet aujourd’hui sur le marché beaucoup de DVD musicaux qui sont principalement en stéréo avec une part de production en 5.1 vous donnant la sensation d’être dans la salle. Aero est composé de nouveaux et d’anciens titres. Pour les anciens, je devais respecter la version originale en rejouant entièrement le morceau, mais en considérant que j’étais en 3D et non plus en stéréo.

Comment définissez-vous l’expérience sonore de Aero?
Écouter Aero est une expérience complètement nouvelle. C’est comme quitter le monde sans perspective de la stéréo pour découvrir la 3D, et partir à la conquête de l’espace. C’est comme écouter pour la première fois de la musique avec un casque, excepté qu’on se trouve dans un espace dégagé et que le son vous vient de cinq directions différentes. Je pense que ça va complètement modifier notre façon d’écouter et de composer de la musique.

Pourquoi cela n’a-t-il jamais été tenté auparavant ?
Je pense que cela n’a jamais été tenté parce que nous n’étions pas encore prêts technologiquement. J’ai toujours pensé et toujours rêvé qu’un jour je pourrai partager ma musique de cette façon-là. C’est la raison pour laquelle j’ai fait de la musique électronique plutôt que le rock’n’roll ou de la musique classique. La technologie a toujours éte une réponse. Maintenant, on oublie trop souvent que le DVD n’est pas seulement un support haute définition. Pour l’image, mais aussi pour le son. Et cette technologie nous permet aujourd’hui de le faire.

Quel type d’installation sonore est nécessaire pour écouter Aero?
Ce nouvel album va contenir dans le même boitier deux supports : un DVD en son surround 5.1 et un CD en Superstereo. Il était vraiment essentiel, quand j’ai commencé à enregistrer, que vous puissiez l’écouter sur n’importe quel système audio. C’est déjà stupéfiant lorsque vous écoutez Aero sur un système stéréo classique. C’est vraiment de cette façon que je voulais concevoir Aero.

Y aura-t-il un contenu visuel dans le DVD?
Le contenu visuel du DVD a été un dilemme pour moi car j’ai toujours considéré Aero comme un projet audio et non pas comme un projet audiovisuel avec quinze vidéos différentes illustrant les quinze morceaux. J’ai vraiment essayé de trouver quelque chose qui pourrait être personnel, universel, ne contenant aucune narration, et laissant l’auditeur donner libre cours à son imagination.

Comment avez-vous résolu ce dilemme?
J’ai eu l’idée de filmer les yeux de l’actrice française Anne Parillaud en plan très serré et en haute définition, et de lui faire écouter une seule fois l’album en 5.1. Je lui ai demandé de réagir à la musique et de transposer toutes les émotions provoquées par la musique au travers de ses yeux. À mon avis, ce qui est très intéressant c’est qu’en tant qu’auditeur vous pouvez partager la musique avec quelqu’un d’autre, mais ça peut être également votre réflexion dans un miroir, ou encore une sorte de porte visuelle vers la musique. Je pense que cela ajoute quelque chose de très particulier à ce projet.

Prévoyez-vous de jouer cet album en concert avec un son Surround 5.1?
J’ai prévu de jouer cet album live en son Surround 5.1 le 10 octobre 2004 pour marquer l’ouverture de l’Année de la France en Chine, dans la Cité Interdite et sur la Place Tien An Men. Je ferai en 2005 une tournée européenne puis mondiale. Cela va être le plus grand home cinéma jamais imaginé!

Le son Surround 5.1 est-il l’avenir de la musique ?
Le son Surround 5.1 est vraiment une révolution sonore, ça nous ramène à l’essence même de la musique : émotions et sentiments.

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