Zoolook (1984)

Zoolook

Type : album studioAnnée de sortie : 1984 | Formats disponibles : LP, K7, CD | Edition : Francis Dreyfus Music | Distribution : Disques Dreyfus (1984), Polygram (1989), Sony (1992) | Ventes internationales : 2 millions


:: Track-list ::

Ethnicolor – 11:40
Diva – 7:33
Zoolookologie – 3:43
Wooloomooloo – 3:18
Zoolook – 3:51
Blah-blah café – 3:21
Ethnicolor II – 3:53
Durée totale : 37:19


Nouveau choc dans le monde du disque. Pour ce nouvel album Jean Michel Jarre change totalement de style et de registre. Zoolook est comme un hommage au premier instrument de musique : la Voix.

Après de nombreux voyages à travers le monde, Jean Michel Jarre secondé par l’ethonologue Xavier Bellenger, sélectionne des langues parlées ou chantées et les a remodelées à sa façon grâce au Fairlight que Jean Michel Jarre a commencé à utiliser dans son précédent album. Certaines voix ont même été transformées en sons de percussions.

Ainsi sur cet album 25 langues différentes sont utilisées !
Aborigène, afghan, arabe, balanais, buhndi, sara, chinois, anglais, eskimo, français, gabonais, allemand, hongrois, indien, japonais, malgache, malaisien, pigmée, quechua, russe, sioux, espagnol, suédois, tibétain, turc.

Pour cet album, Jean Michel Jarre fait appel à pas mal de monde comme Marcus Miller (bassiste dans l’orchestre de Miles Davis), Laurie Anderson (qui assure les voix dans Diva) ou Fredérick Rousseau (aux claviers).

Cependant malgré de très bonnes critiques et de nombreuses récompenses (Victoire de la Musique pour le meilleur album de musique instrumentale, Grand Prix du disque de l’académie Charles Cros), l’album n’a pas le succès escompté. La faute au changement trop brusque de style qui a dérouté les fans.

La réédition de l’album de 1985 contient des versions remixées de Zoolook et Zoolookologie.

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Clips : (Voir les vidéoclips de l’époque)
– Zoolook
– Zoolookologie

Concerts affiliés :
aucun

Instruments utilisés :
ARP 2600
Eminent 310 U
EMS Synthi AKS
– EMS Vocoder 1000
E-MU Emulator
Fairlight CMI-II
– Garfield Electronics Doctor Click
Geiss Matrisequencer 250
– Linn LinnDrum
– Linn LM-1
Moog 55
Oberheim OB-Xa
Sequential Circuits Prophet 5
– Simmons SDS V
Yamaha DX7

ZoolookCe qu’en dit JMJ:

(01.10.2015 – NoiseyJ’aime beaucoup ce disque. Le concept était de faire un album vocal mais sans paroles, sans chanteur, tout avec le Fairlight, où les voix, un peu à la manière du beatbox, rempliraient le rôle des instruments, au niveau des rythmiques, des basses et des arrangements habituels. Donc je me suis pas mal baladé dans le monde pour récolter des tas de sons, aucun des mots n’étaient pris pour leur sens mais pour leur qualité phonétique.

J’ai pris aussi bien des sons du Burundi, d’Afrique, que des sons piqués à la radio russe, aux discours politiques chinois ou américains, et puis aussi dans les pubs, avec quelques invités, comme Laurie Anderson, que j’aime beaucoup et qui participe d’ailleurs à mon dernier album, Electronica.

Elle a fait énormément de recherches et ouvert plein de portes sur la manière de trafiquer le son, c’est une grande innovatrice donc elle y avait sa place ; Adrian Belew aussi, qui a joué avec des tas de gens, comme King Crimson, Brian Eno, David Bowie, très axé recherche sonore à la guitare ; et puis Marcus Miller, le bassiste de jazz, dont j’ai resamplé tout le jeu, et il a accepté. D’habitude, on travaille avec Marcus Miller parce qu’il a un son incroyable… Là, il le savait dès le départ, ça l’a fait marrer et il a bien aimé.

C’est probablement l’album qui contient le plus de samples. Il est sorti en même temps que My Life in the Bush of Ghosts de Brian Eno et David Byrne, ce sont deux disques charniers dans la musique électronique, qui a ensuite évolué vers le sampling, le trafic des voix, qu’on a retrouvé plus tard dans le hip-hop et l’electro.


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