Rendez-vous (1986)

Rendez-vous

Type : album studio | Année de sortie : 1986 | Formats disponibles : LP, K7, CD | Edition : Francis Dreyfus Music | Distribution: Disques Dreyfus (1986), Polygram (1989), Sony (1992) | Ventes internationales : 5 millions


:: Track-list ::


Premier rendez-vous – 2:54
Second rendez-vous – 10:55
Troisième rendez-vous – 3:34
Quatrième rendez-vous – 3:57
Cinquième rendez-vous – 7:41
Dernier rendez-vous (Ron’s piece) – 6:03
Durée totale : 35:04


En 1986, Jean Michel Jarre est à la tête d’un projet de concert à Houston (Texas) qui sera donné pour fêter les 150 ans de l’état du Texas et des 25 ans de la NASA (Agence Spatiale Nationale Américaine). C’est aussi une bonne occasion pour lui de lancer un nouvel album.

Faute de temps pour écrire et produire ce nouvel album (le projet à été monté en 2 mois) Jean Michel Jarre va “puiser” dans ses archives pour composer Rendez-Vous. En effet, pour cet album il retravaille d’anciens morceaux.
– Second Rendez-Vous est une version retravaillée du titre La Belle et la Bête qu’il a composé dans les années 1970 pour le chanteur Gérard Lenorman.
– Troisième Rendez-Vous est une version retravaillée de La Mort du Cygne que Jean Michel Jarre a également composé pour Gérard Lenorman.
– Cinquième Rendez-Vous est en grande partie extrait d’un titre de l’album Musique pour Supermarché.

Lors de ce projet alliant concert et nouvel album, Jean Michel Jarre écrit un morceau dont le lead sera interprété au saxophone par l’astronaute Ronald E. McNair. La particularité de ce titre est que le saxophone sera enregistré dans l’espace lors d’une mission de la navette spatiale Challenger. Cette même partie de saxophone sera également jouée en direct depuis l’espace pendant le concert de Houston. Malheureusement le sort en décide autrement puisque la navette explose peu de temps après son décollage le 28 janvier 1986. Le titre que Ron Mc Nair devait jouer se vera affublé du suffixe Ron’s Piece en l’hommage à l’astronaute, l’album complet est dédié aux membres de l’équipage disparu.

L’album rencontre un grand succès et le single Quatrième Rendez-Vous deviend un tube international dont la mélodie festive restera populaire pendant des années. Deuxième Rendez-Vous deviendra également un morceau phare de la carrière de Jean Michel Jarre grâce à son arrangement très symphonique et surtout grâce à la deuxième partie de ce morceau qui lors des futurs concerts sera interprété à la Harpe LASER. David Jarre, le fils de Jean Michel participe musicalement à cet album sur Cinquième Rendez-Vous.

Pour la production de Rendez-Vous, Jean Michel Jarre est accompagné en studio de Michel Geiss, Dominique Perrier et Joe Hammer.

Article co-rédigé par C.Geff et yota7_13

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Clips :
Rendez-Vous 4

Concerts affiliés :
Rendez-Vous Houston
Rendez-Vous Lyon, un concert pour le Pape

Crédits album :
Jean Michel Jarre : claviers
ARP 2600
Casio CZ-5000
Sequencial Circuits Prophet 5
Elka Synthex
Eminent 310 U
EMS Synthi AKS
E-MU Emulator II
Fairlight CMI-II et Fairlight CMI-III
Geiss Matrisequencer 250
Harpe Laser
– Linn 9000
Moog MemoryMoog
Oberheim OBX
RMI Harmonic Synthesizer
– Roland JX8P
Roland TR-808
– Seiko DS 250
– Seiko DS 320
– Yamaha DX100

Michel Geiss : claviers
– ARP 2600
– Eminent 310 U
– Geiss Matrisequencer 250
Roland TR-808

Dominique Perrier : claviers
Moog MemoryMoog

Joe Hammer : drums
– E-MU Drumulator
– Percussions

David Jarre : claviers
Korg SAS-20 Personnal Keyboard

Pierre Gossez : saxophone

Chœur de Radio France : chœurs (sous la direction de Sylvain Durand)

Denis Vanzetto : enregistrement et mixage des parties 1, 2, 3, 5 et 6

Michel Geiss et Claude Ermelin : enregistrement et mixage de la partie 4


Rendez-vousCe qu’en dit JMJ:

(01.10.2015 – Noisey) “C’est un album très particulier. Un des morceaux est devenu une rengaine, « Rendez-vous IV » qui avait ce côté très 80 alors que comme souvent, j’avais ce morceau en stock depuis longtemps, il était sur une vieille cassette qui traînait. Un ingénieur du son qui travaillait avec moi a un jour trouvé cette cassette par hasard en me disant « mais dis-donc cette maquette-là tu pourrais en faire quelque chose » et cette démo est devenue une sorte d’hymne. Pourtant, l’album dans son ensemble est assez dark, comme pas mal de mes albums. Un morceau se détache, et donne une idée joyeuse et positive du disque alors que le reste est souvent sombre. J’ai toujours été très inspiré par Walter Carlos et la bande-son d’Orange Mécanique, ce côté néo-classique mais déliquescent, à la fois électronique et symphonique, façon opéra-rock avec des synthés. Notamment sur « Rendez-vous II », cette espèce de grande plage structurée et compliquée à la base mais que j’ai fait ensuite évoluer sur scène.

Cet album est évidemment lié au concert que j’ai fait à Houston pour la NASA et lié à vie à ce projet qui était de jouer avec un astronaute, Ron McNeil (très bon saxophoniste par ailleurs), sur scène et dans l’espace, ce qui ne s’est toujours pas fait d’ailleurs. Tout était prêt, ça devait se faire sur le morceau « Last Rendez-Vous » et puis il y a eu la tragédie du Challenger. Comme on le sait, la navette a explosé au décollage, tout le monde pleurait, moi j’ai voulu tout arrêter, et puis les astronautes m’ont appelé, « il faut que tu fasses ce concert ». Et ça a été incroyable. Ca reste le concert qui a réuni le plus de monde aux Etats-Unis. Ce qui est paradoxal et très touchant, c’est que la rythmique est faite avec son propre battement de cœur. Je m’étais dit que, dans le silence de l’espace, la seule chose qu’on pouvait entendre devait être le battement de son cœur. C’était intéressant de l’avoir. Après ce qui s’est passé, ça a eu encore plus de sens et d’impact.”


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